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Le laser pulsé JK Lasers 10 joules, fin d’une époque

avril 15, 2026 - Actualités

C’est le post de Janett Hull dans Linkedin qui m’a appris la disparition de JK Lasers : « En entendant
dire que l’ancienne usine laser de Cosford Lane avait été démolie, je suis donc passée jeter un œil,
DISPARU ! Juste une dalle de béton et des gravats ».

Les années 80 étaient l’époque où tout le monde rêvait des portraits au laser pulsé, et celui là était
la star, le plus puissant, onéreux certes, payé en 1984, 620.000 FF soit 209.019 € en 2025 – hors les
accessoires, miroirs et optiques spéciaux, honoraires des consultants, formation d’un technicien
dédié etc…

Nous avons monté le laboratoire avec l’assistance du Dr John Webstser. Pour plus d’informations,
vous pouvez lire les articles suivants sur le blog : https://blog.museeholographie.com

31/08/2025 Alexander.Net,

3/12/2023 Use of cosmetic make-up in portraiture holography,

27/07/2023 The holographic portrait in the laboratory in the laboratory of the museum of holography

Les premiers essais ont été avec Margot, une amie, mannequin chez Givenchy et Anouchka,
chienne doberman, mascotte du Musée. L’hologramme de Margot a été utilisé par Margaret Benyon,
le premier de la « Cosmetic serie » et par Dominique Mulhem, intégré dans une peinture comme « holopeinture ».
Le premier hologramme commissionné fut le portrait du photographe René Jacques pour le Salon de
la Photo à Paris en 1985.


René Jacques, Yves Aubry, Directeur du Salon de la Photo, et Anne-Marie Christakis

Une mention spéciale pour le portrait d’Herbie Hancock venu à Paris pour le tournage
d’un film de Bertrand Tavernier


L’artiste Marie France en Marylin pour la revue Zoom

Marylin, hologramme de transmission 50x60cm, présenté dans le catalogue de l’exposition
« Paris en 3D » au musée Carnavalet avec une Tour Eiffel en réseau lenticulaire en couverture.

Alpha, le portrait de Josette Rispal, intégré dans une sculpture monumentale de cuivre,
d’1m50 , fondue par Susse, le fondeur de Rodin.

Puis les hologrammes de Michael Snow pour l’exposition Universelle de Vancouver, tous
en transmission laser, deux d’entre eux étaient présentés au Musée Carnavalet ainsi que
deux stéréogrammes des stations de métro Guimard, réalisés par le Musée de l’Holographie
pour une exposition au Grand Palais.

Plusieurs portraits 30×40 cm ont été intégrés dans les holopeintures de Dominique Mulhem.
On voit ici Anouchka, Herbie Hancock et Anne Marie Christakis.

La série « Cosmetic serie » de Margaret Benyon et « Visages et images holographiques »
d’Alexander ont fait l’objet d’une exposition au Musée de l’Holographie. Beaucoup de
photos de ces hologrammes sont déjà publiées.

Hologramme du Dr Paul Smigielski

La déconvenue du portrait de Catherine Deneuve et de celui de Mitterrand m’ont incitée
à prendre la décision de vendre ce laser. Les limitations du portrait au laser pulsé qui pénètre
les couches superficielles de la peau, donnant un aspect masque de cire, l’expression du
visage figée en 20 nanosecondes, tous les défauts très visibles alors qu’en photographie,
on retouche.

Et c’est au Pr Smigielski de l’ISL de Saint Louis (Institut Franco Allemand) que je l’ai vendu.
Je le connaissais bien, j’avais fait son portrait quelques années plutôt et nous avions coproduit
le film holographique « La belle et la bête » d’Alexander.

Ce laboratoire avait des contrats avec l’armée et de gros budgets. Le Pr Smigielski est probablement le seul homme au monde qui, avec deux lasers pulsés de 10 joules, (il avait déjà acheté celui des frères
Rossignol, éphémères jeunes gens qui avaient cru faire fortune dans l’holographie), n’a jamais
fait un seul portrait, seulement des études de balistique.